Mémoires du Grand Automne de Stéphane Arnier
Quatrième de couverture Tome 1 : Le déni du Maître-Sève
- La mort est toujours plus dure à affronter pour ceux qui restent que pour celui qui part, mon ami.»
Dans l'Arbre-Mère d'Alkü, la saison des naissances approche, et cette cueillette s'annonce exceptionnelle : dans son bourgeon, l'un des bébés à naître semble disposer d'un pouvoir hors du commun ! Symbole d'espoir, ou symptôme présageant le danger ? Pour le vieux Maître-Sève Nikodemus Saule, cet événement marquera le début du Grand Automne...
Quatrième de couverture : le vent de Line
Bertta serra les dents sous la réplique, cracha à ses pieds, puis redescendit vers les chalets en contrebas, le plantant là. »
Cela fait quinze cycles que l'Abre-Mère d'Alkû est infesté de pucerons géants, et que le peuple des Alkayas tente de survivre au sol, loin des branches. Chaque printemps, le Maître-sève propose une nouvelle contre-offensive. Échec après échec, le village devient exsangue de ses anciens. Bertta, la chef des protecteurs, refuse de risquer davantage la vie des vétérans. Les pouvoirs surprenants d'une enfant pourraient-ils suffire à tout changer ?
Quatrième de couverture Tome 2 : La colère d'une mère
Au pied des racines d'Alkû, Valputi Saule rumine sa colère : contre le peuple Drass, qu'elle traque au sein d'une unité de protecteurs ; contre son père mystérieusement disparu ; contre les sèvetiers, qui ont encore durci l'accès aux chambres fécondes. Tout ce qu'elle souhaite, c'est donner la vie, mais... et si L'arbre-Mère refusait d'enfanter ?
Quatrième de couverture Tome 3 : Le pacte des frères
Quatrième de couverture Tome 4 : La peine des derniers-nés
Au pied d'Alkû, Hely Saule vit une jeunesse sans avenir : l'Arbre-Mère mourra bientôt, et avec lui les derniers représentants du peuple Alkaya. La seule personne qui donne encore un sens à son existence est son oncle, mais ce dernier s'apprête à la quitter pour entreprendre une expédition dont il ne compte pas revenir. Peut-elle l'empêcher de partir ? Quel est vraiment le sens de sa quête ? Et qui sont les individus qui, comme elle, tentent de faire obstacle à ce dernier voyage ?
J’avais
hâte de lire cette saga de Stéphane Arnier car il m’en avait parlé il y a deux
ans quand je lui avais pris aux Imaginales à Epinal son dernier roman : La Brume l’emportera. Cette année,
toujours aux Imaginales, je lui ai acheté tous ses romans parus.
Pour commencer, les couvertures sont sublimes, nous plongeant dans cet univers où la nature est très présente, avec le personnage principal au centre de la première page. Les quatrièmes de couverture des romans en dévoilent suffisamment pour nous donner envie de plonger dans cet univers.
Je ne vais pas vous le cacher même si j’ai lu cette série très rapidement en 10 jours, j’ai eu du mal à me plonger dedans. Le rythme, dans le tome 1, est très lent et on ne voit pas trop où cala vous nous mener. Dans le tome 2, les choses s’accélèrent et se dessinent au fil des pages. Mes tomes préférés ont été les deux derniers.
On
découvre l’histoire de la fin d’un peuple les Alkayas perdant leur Arbre-Mère
Alkû à travers l’histoire de la famille Saule du grand-père à la dernière arrière-petite-fille.
À travers leurs yeux, on voit ce que certains sont prêts à tout faire pour
survivre. Il y a des luttes de pourvoir afin de savoir qui va gérer l‘accès aux
chambres fécondes.
On y voit aussi les soucis de communication intergénérationnelle que l’on a souvent dans les familles. Malgré tout, on se rend compte que la transmission est importante au sein de ce peuple surtout avec Veli qui est chantefable dans le tome trois.
Au début de chaque livre ou partie dans le livre apparaissent deux personnages avec leurs histoires : l’un vient de l’Arbre-Mère de Mÿ et un éphémère. C’est à travers ce dernier que l’on vit l’histoire de l’Arbre-Mère Alkû et des Alkayas. Bonhomme, l’éphémère, cherche à comprendre son existence à travers l’histoire de la famille Saule pour ensuite la transmettre à son peuple. Je l’ai vraiment saisi en lisant le tome quatre.
Les personnages sont riches avec une identité bien définie jusque dans les dialogues où les ils se distinguent dans leurs phrasés. Mon personnage préféré est Veli, qui est le personnage principal du tome trois. Sa fonction au sein de son peuple est importante même s’il se sent favorisé par rapport aux autres sans pouvoir. Et il y a Hely, fille de Veli, qui même si elle a la sensation d’être une spectatrice devient une actrice en acceptant le départ de son oncle dans le tome quatre.
Stéphane Arnier nous compte cette histoire comme les bardes d’autrefois Il nous emporte dans son monde avec une écriture simple et fluide qui nous fait enchainer les pages. De manière poétique, il nous confronte à la vie et à la mort.
C’est
une histoire à lire à haute voix au coin du feu pour mieux la partager.

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