La porte de Karim Berrouka



Un nain tout de métal bardé errant dans le désert, deux Loups-Garous philosophes - et une légère crise de foi -, trois femmes belles et mystérieuses, une horde de barbares à l'humour barbare et aux manières barbares, vingt-quatre cadavres presque morts et une pénurie d'allumettes...

Et bien sûr, une porte.

Ouverte ou fermée, grattée, toquée ou explosée, de chêne (massif, renforcé de fer forgé) ou de frêle bouleau, elle est le pivot grinçant de ce petit conte férocement dégondé.?


Un drôle de récit qui s'ouvre autour de deux loups-garous, qui discutent après leurs repas, et d'une porte qui va amener au fil des pages des pages des personnages plus étranges et inattendus les uns que les autres. Mais au matin les deux-loups garous se retrouvent seul. La seconde partie du récit tourne autour du procès de nos deux héros par l'inquisition.

L'auteur utilise un vocabulaire très soutenue mais cela ne l’empêche pas d'utiliser l'humour tout au long de son récit. Ainsi il va tourner en déraison un procès de l'inquisition afin d'en démontrer le ridicule.

Reste que l'histoire est complètement déjantée, très bien écrite, qui m'a bien fait rire et qu'il faut lire sans se prendre la tête.       



Petite présentation : c’est une novella ne présentant à mon sens pas une véritable histoire continue, mais plutôt une suite de sketch ayant pour éléments centraux une paire de Loups-Garous et une porte.

Cette novella nous invite à nous interroger sur les comportements à avoir dans certaines situations (ici 3 plus une qui forme la seconde partie du livre) sous couvert de scénettes.

Le livre s’ouvre sur la présentation de deux Loups-Garous en pleine discussion sur les bienfaits de l’auto-restriction en matière de nourriture, l’un des deux étant atteint d’une indigestion.
Suite à cela lorsque la nuit tombe un groupe de personne vient toquer à la porte.
Là on nous présente donc la situation : Nos deux créatures poilues et philosophes, sont les habitants de l’unique refuge d’un immense désert parcouru par un nombre très diversifié d’individus.
Ces différents individus viennent quémander abris et nourriture pour la nuit de façons très différentes puis disparaissent au petit matin. Cette situation se représente trois fois avec chacune ses variantes.
Toutes ces apparitions et disparitions nous invitent à nous interroger sur le comportement à avoir, en tant qu’hôtes et en tant que voyageur, en terme de politesse et d’aide envers son prochain, ainsi que de la confiance qu’il est possible de porter à ces personnes que l’on recueil et aide.

La dernière scène, qui se trouve être la seconde partie du livre, nous offre une critique complète des procès de l’inquisition catholique.

En ce qui concerne le reste, je n’ai pas grand-chose à dire si ce n’est que la plume de Karim nous offre tout cela avec humour et ce livre se laisse lire avec un grand plaisir. Je vous invite donc à vous faire une idée personnelle et à découvrir cette novella aux éditions Griffe d’Encre.

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