Les âmes brûlées d'Andrew Davidson




La route, la nuit. Un accident de voiture. Et le feu, dévorant...

Au service des grands brûlés, un homme contemple son corps calciné. Les cendres d'une vie dissolue. L'Enfer lui a ouvert ses portes - plus rien ne le retient chez les vivants, sinon les visites régulières de Marianne Engel, schizophrène reconnue.

Et celle-ci de lui raconter une bien étrange histoire. Une histoire d'amour fou qui débute à l'ombre d'un monastère, au XIVe siècle. Une histoire où grimacent les gargouilles, brûlent les damnés, planent les fantômes de Dante et des mystiques allemands. Leur histoire. Leur amour. Ce qui est né par le feu renaîtra par le feu. Pour une ultime fois, les amants maudits traverseront chaque cercle de l'Enfer. Pour leur délivrance. Et leur rédemption...


Notre héros commence son ouvrage en racontant le terrible accident qui bouleversa sa vie. Il décrit ses mois d'hôpital, son désespoir d'être à nouveau normal, sa survie grâce à la morphine qui endort le serpent de douleur de sa colonne vertébrale. Et une jeune femme particulière vient lui rendre visite. Même dans ses premiers chapitres, il nous révèle jamais son nom.

Ce livre nous raconte l'histoire de deux âmes sœurs à travers les siècles, l'histoire d'âmes brûlées. Leur amour les a consumés au point de se perdre et de se retrouver plusieurs siècles plus tard.  Marianne est prête à tout pour se faire pardonner à Dieu, le mal qu'elle  lui a causé au moyen-âge.
Mais ce n'est pas seulement que leur histoire d'amour, c'est aussi plusieurs histoires d'amour que le héros nous transmet à travers les récits de sa compagne : des histoires dans l'histoire. Ces histoires et celle de nos héros nous démontrent que l'amour est plus fort que tout.
La couverture de la version poche en anglais le démontre bien car il y est écrit : "Love is as strong as death, as hard as hell" ("L'amour est aussi fort que la mort, aussi dur que l'enfer"). Que ce soit le titre en français "Les âmes brûlées" ou celui en anglais "The gargoyle" ("La gargouille") retransmet bien l'univers du roman. "Les âmes brûlées" parce que l'amour les consument et "The gargoyle" parce que la vie de l’héroïne est liée à ces statues.

J'ai eu un magnifique coup de cœur pour cet ouvrage qui nous donne la force de croire en l'Amour avec un grand A.
Je remercie Accrocdeslivres de m'avoir fait connaître ce livre.

Commentaires

Melisande a dit…
de rien :) il est excellent et mérite à être connu :)
laea a dit…
je suis tout à fait d'accord avec toi.

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