Les larmes rouges Tome 1 : Réminiscences de Georgia Caldera






« Le temps n’est rien…
Il est des histoires qui traversent les siècles… »
  
Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, plus fragile que jamais, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants.
Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité.
Peu à peu, elle perd pied…
Mais, la raison l’a-t-elle vraiment quittée ? Ces phénomènes étranges ne pourraient-ils pas avoir un lien quelconque avec l’arrivée de ce mystérieux personnage dans sa vie ? Cet homme qui, pourtant, prétend l’avoir sauvée, mais dont le comportement est si singulier qu’il en devient suspect… Et pourquoi diable ce regard, à l’éclat sans pareil, la terrorise-t-il autant qu’il la subjugue ?!
Une jeune fille, seule au bord d'un pont, entend une voix dans sa tête lui intimant de se suicider. Repassant sa vie en mémoire, convaincue qu'elle ne manquera à personne,.Cornélia finira par sauter.

Au départ, Cornélia est une jeune fille mal dans sa peau, qui subit les assauts d'une voix lui envoyant d'étranges visions. Elle déménage avec son père à Rougemont et va retrouver celui qui lui a sauvé la vie, Henri de Maltombe. Il va lui expliquer qu'elle est une âme vieille de 300 ans, qu'elle est "particulière". Cornelia acceptera difficilement cet état de fait. Elle va se raccrocher à son sauveur même quand elle connaîtra la véritable nature de celui-ci.
Henri de Maltombe est un vampire, lié à Cornélia par un ancien serment. Il va la soutenir dans les épreuves que la voix lui fera subir. De leurs différences, face à l'inconnu,  naîtra une amitié hors normes.

Ce livre est très bon. Il ne dénature pas le mythe classique du vampire, tout en modifiant certaines idées reçues à son sujet.
L'écriture de Georgia est limpide, ses mots coulent comme une rivière. Un seul reproche à faire, des chapitre trop longs qui ne permettent pas de faire des pauses, on est obligés de couper une action bien malgré nous si l'on souhaite/doit faire une pause.



Alors voilà j'ai terminé "Les larmes Rouges". Ce roman est pour moi un véritable coup de cœur.
J'ai pris un très grand plaisir à suivre les aventures de cette pauvre Cornélia, à suivre l'évolution de son caractère et de ses sentiments.
De plus j'ai retrouvé dans le style d'écriture de la talentueuse auteure de cette œuvre (Georgia Caldera) la sensation que j'éprouve en lisant les "classiques" de la littérature vampirique que je lis d'habitude (à 2-3 poils de cul près comme dirait Leodagant mais j'y reviendrais plus tard).
Je peux même avouer avoir à certain moment failli verser ma petite larme (fait qui est à souligner car encore plus rare que Marika Gallman mettant son site internet à jour), mais étant autant familier avec la sentimentalité que ne l'est Conan avec la parlementassions, je suis incapable de vraiment dire pourquoi. Et puis bon je n'ai que faillit hein, les larmes sont bien arrivées jusqu'au bord de la paupière, mais prisent de panique elles sont retournées immédiatement d'où elles venaient sans se jeter à l'assaut de mes joues. Mais je m'égare, revenons à nos moutons.
 
Donc un coup de cœur comme je vous disais. Et voici pourquoi :
 
1-      L’histoire est prenante fluide et bénéficie d’une structure particulière au niveau de ses chapitres (dont je ne parlerai pas pour éviter tout spoil à ceux qui n’auraient pas encore lu ce livre) qui lui confère une saveur digne d’un grand cru. On a constamment envie de savoir ce qui va advenir de nos protagonistes (j’ai d’ailleurs bien souvent été lire plus loin que là où j’en étais vraiment tant la curiosité me prenait).

2-      Les caractères et les sentiments des deux personnages principaux sont admirablement travaillés et permettent une immersion complète (en tout cas pour moi ce fut le cas) malgré l’écriture présentant un narrateur observateur et non acteur.
 
3-      Le style d’écriture. Alors cette fois ci pas de remarque cynique à la Daria comme le premier roman du genre que j’avais lu, un style sobre efficace, qui me rappelais celui d’auteur dit « classique » dans la littérature fantastique, ce que j’ai particulièrement apprécié (même si j’ai beaucoup aimé le style de l’autre roman)

J’avoue ne pas avoir grand-chose d’autre à dire sur les qualités du roman, non pas qu’il n’y en pas d’autre bien au contraire, mais surtout parce que je vais manquer de synonyme élogieux et que j’ai traité des 3 points qui sont pour moi le plus important dans un roman :
-          L’histoire
-          Les personnages
-          Le style
 
Bon alors le style c’est vrai je n’en ai que parlé assez rapidement en disant avoir retrouvé le style « classique » de mes lectures habituelles. Cependant il y a quand même un point qui m’a gêné justement en rapport à ce style. C’est pourquoi je passe maintenant aux quelques point négatifs que j’ai relevé. Alors ceux ci ne m’on pas empêché d’apprécier ce livre mais je pense que certain seront quand même d’accord ave moi.
 
Tout d’abord il y a 2 points qui m’ont fait tiquer pour lesquels j’ai carrément arrêté ma lecture (l’un pour une recherche photo sur Google et l’autre pour attraper mon dictionnaire) auxquels viennent s’ajouter 3 autres éléments dont la sensation mon parfois gêné.
Je précise quand même que ces éléments sont d’ordre mineurs, mais vous allez bien le voir (enfin si vous continuer votre lecture de cet avis) avec ce que je m’apprête à vous en dire.
 
1-      Le chien de Henri. Lors de sa première apparition il est décrit comme un doberman, Puis plus loin il se transforme en bas rouge. Je sais que c’est vraiment un détail mais j’en ai quand même lâché ma lecture pour vérifier que ces deux races n’avaient bien rien à voir (ça c’est la recherche google)
2-      L’utilisation d’une expression qui ma fait attrapé mon dictionnaire pour voir la définition de l’un de ses termes. Et du coup je pose la question qui m’a taraudé à ce moment là : Comment diantre peut on émettre un « chuchotement  tonitruant » ?
3-      Qui est Monsieur Williamson ? Alors bon la question ce n’est pas exactement ça car on sait très qui il est (sauf que je vous le dirai pas il faudra lire pour le savoir) mais ce qui m’a gêné c’est que ce pauvre homme n’a pas de prénom (et non ce n’est pas Juste ni François).
4-      A plusieurs reprise (oui enfin seulement 2, mais il parait que 2 c’est plusieurs alors…) je me suis dis en mon fort intérieur « ça on finira par le savoir ». J’ai eu cette impression de répétition, pas de mots mais d’expressions, à deux reprises, mais ça n’a pas perturbé plus que ça ma lecture.
5-      Bon et là hop retour sur le style. Je le traite en dernier parce que j’espérais trouver comment faire en rédigeant les autres points. Bon bah ça n’a pas marché. Donc voilà le style comme je le disais (et ça y est je me remets à radoter), n’est pas sans rappeler les « classiques » ce dont je me suis réjouie. Comme vous devez le savoir dans les classiques il est de bon ton d’utiliser un vouvoiement respectueux entre deux personnes issue manifestement de deux niveau sociaux et deux générations différentes.
Et bien là s’instaure entre les deux personnes principales un tutoiement (qui sera justifié de part l’évolution de l’histoire) qui m’a semblé arrivé trop tôt. Qu’il finisse par s’instauré me semble normal aux vues de ce qu’il se passe, mais j’ai trouvé que c’était vraiment trop rapide, surtout en fonction du caractère décrit par l’auteure du personnage principal (Cornélia).

Bon alors voilà je pense avoir fait le tour de tout ce que j’avais à dire sur ce roman. Je terminerai donc par un conseil venu du fond du cœur :
COURREZ ACHETER CE LIVRE SI VOUS NE L’AVEZ PAS ENCORE FAIT.
Il figure parmi les lectures qui m’auront le plus touché et que j’aurai eu le plus de plaisir à avoir entre les mains (et NON je ne dis pas ça parce que je connais l’auteure).


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